La SSTA demande à ce que les gestionnaires des bureaux de Service Canada soient bilingues


Le bilinguisme pour les gestionnaires de Service Canada n'est plus une exigence


SUMMERSIDE, Î.-P.-É. – Le 10 mars 2011 – Suite à la restructuration des bureaux de Service Canada, les administrations distinctes qu'on pouvait retrouver dans chacune des provinces de l'Atlantique se retrouvent maintenant centralisées à Halifax, en Nouvelle-Écosse. C'est le mardi 8 mars 2011 que la chef de l'exploitation de Service Canada, Liseanne Forand, était devant le comité des langues officielles et affirmait qu'au niveau administratif, les gestionnaires ne seraient plus sous l'obligation d'être bilingues.

Mme Maria Bernard, vice-présidente de la Société Saint-Thomas-d'Aquin (SSTA), se dit très inquiète des conséquences que cette restructuration aura sur les employés de Service Canada : « Il est tout à fait inacceptable de penser que les employés ne seront plus en mesure de parler et s'exprimer en français à leurs superviseurs. » C'est pour elle un pas vers l'arrière qui est tout à fait injustifiable : « On ne peut pas prétendre que la région de l'Atlantique est unilingue. Il y a plus de 450 000 francophones dans l'Atlantique et les francophones de l'Île-du-Prince-Édouard ne peuvent pas accepter une telle décision. Ceci saura avoir un impact qui découlera sur les services offerts dans les bureaux de Service Canada. »

Il est très alarmant de penser que les services offerts en français aux citoyens de l'Île-du-Prince-Édouard soient mis autant en danger. La province de l'Île-du-Prince-Édouard est particulièrement touchée en raison de son nombre limité de citoyens francophones. « Il est absolument crucial pour les francophones de l'Île-du-Prince-Édouard que leurs droits soient respectés et qu'ils puissent être rassurés que leurs services en français ne soient pas affectés », conclut la vice-présidente, Mme Bernard.

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La Société Saint-Thomas-d'Aquin est le porte-parole officiel des Acadiens, Acadiennes et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard. Son mandat est de travailler pour que tout Acadien, toute Acadienne et francophone puisse vivre et s'épanouir individuellement et collectivement en français à l'Île-du-Prince-Édouard.